Il existe des problรจmes dans le monde professionnel dont on parle peu.
Ils ne provoquent pas toujours un conflit ouvert.
Ils ne font pas nรฉcessairement la une des journaux.
Pourtant, ils peuvent progressivement affaiblir une entreprise, dรฉcourager les travailleurs les plus engagรฉs et finalement ralentir toute une รฉconomie.
L’un de ces problรจmes est la normalisation du travail sans rรฉelle contribution.
รtre au poste n’est pas toujours รชtre ร sa place
Nous pouvons parfois nous retrouver dans une fonction qui ne correspond ni ร nos compรฉtences, ni ร nos aptitudes, ni ร nos aspirations.
Et lorsqu’une personne n’est pas rรฉellement ร sa place, plusieurs situations peuvent apparaรฎtre :
Elle exรฉcute sans comprendre.
Elle attend constamment des instructions.
Elle fait le minimum nรฉcessaire.
Elle perd progressivement sa motivation.
Elle finit parfois par considรฉrer son poste comme une simple source de revenu.
Mais le problรจme ne s’arrรชte pas lร .
Le mauvais exemple peut contaminer les autres
Imaginons une รฉquipe dans laquelle certains collaborateurs s’investissent rรฉellement.
Ils arrivent ร l’heure.
Ils prennent des initiatives.
Ils cherchent des solutions.
Ils assument leurs responsabilitรฉs.
Ils restent attentifs aux besoins de l’organisation.
Et, ร cรดtรฉ d’eux, d’autres collaborateurs se contentent de marquer leur prรฉsence, d’attendre la fin de la journรฉe et d’accomplir uniquement le strict minimum.
Si les deux comportements sont systรฉmatiquement traitรฉs de la mรชme maniรจre, une injustice professionnelle peut progressivement apparaรฎtre.
Le collaborateur engagรฉ peut finir par se demander :
ยซ Pourquoi dois-je continuer ร donner davantage si celui qui ne fait presque rien reรงoit la mรชme reconnaissance ? ยป
C’est ร ce moment que commence une forme de contamination.
Le problรจme n’est plus seulement celui de la personne qui ne s’investit pas.
Il devient celui de l’ensemble de l’organisation.
La dรฉmotivation des meilleurs peut coรปter cher
Une entreprise ne perd pas seulement de l’argent lorsqu’un collaborateur ne produit pas ce qui est attendu de lui.
Elle peut รฉgalement perdre progressivement l’engagement de ceux qui travaillent rรฉellement.
Le travailleur sรฉrieux peut rรฉduire ses efforts.
Le collaborateur motivรฉ peut cesser de proposer des idรฉes.
Le professionnel compรฉtent peut rechercher ailleurs un environnement dans lequel son engagement est mieux reconnu.
ร terme, l’organisation risque de conserver la prรฉsence de nombreuses personnes tout en perdant progressivement la culture de performance qui faisait sa force.
Mais la responsabilitรฉ ne doit pas รชtre placรฉe uniquement sur le travailleur
Il faut รฉgalement regarder du cรดtรฉ du management.
Une entreprise qui ne dรฉfinit pas clairement les missions, qui ne mesure pas les rรฉsultats, qui ne donne pas de retour aux collaborateurs ou qui rรฉcompense indistinctement des niveaux de contribution trรจs diffรฉrents peut involontairement favoriser cette situation.
Le management doit donc savoir rรฉpondre ร plusieurs questions :
Qu’attendons-nous de chaque fonction ?
Comment savons-nous que la mission est correctement accomplie ?
Comment accompagnons-nous celui qui rencontre des difficultรฉs ?
Comment reconnaissons-nous celui qui produit un travail remarquable ?
Comment corrigeons-nous les comportements professionnels inadaptรฉs ?
Sans rรฉponses claires, la culture professionnelle finit par devenir confuse.
Tout le monde n’est peut-รชtre pas au bon endroit
Il existe รฉgalement une question plus profonde.
Sommes-nous rรฉellement ร la place oรน nos talents peuvent produire le meilleur de nous-mรชmes ?
Une personne peut รชtre compรฉtente mais mal orientรฉe.
Une autre peut avoir un talent remarquable mais occuper une fonction qui ne lui permet pas de l’exprimer.
Une troisiรจme peut avoir besoin d’une formation avant d’รชtre pleinement opรฉrationnelle.
Et parfois, une personne peut simplement ne pas correspondre aux exigences du poste.
Reconnaรฎtre cela n’est pas condamner quelqu’un.
C’est accepter qu’une bonne politique d’emploi doit aussi chercher l’adรฉquation entre le talent et la mission.
L’enjeu dรฉpasse l’entreprise
Lorsqu’une entreprise accumule des collaborateurs mal prรฉparรฉs, mal orientรฉs ou insuffisamment engagรฉs, sa performance peut diminuer.
Lorsque ce phรฉnomรจne se rรฉpรจte dans des milliers d’entreprises, les consรฉquences dรฉpassent les murs des organisations.
Moins de productivitรฉ.
Plus de gaspillage.
Des services moins performants.
Des entreprises moins compรฉtitives.
Des emplois plus fragiles.
Des investissements moins efficaces.
Et finalement, une รฉconomie qui avance moins vite qu’elle ne le pourrait.
C’est pourquoi la question du civisme professionnel est aussi une question de dรฉveloppement.
Nous devons sortir de la culture du ยซ minimum ยป
Travailler uniquement parce qu’il faut recevoir son salaire ร la fin du mois ne suffit pas ร construire une รฉconomie forte.
Mais demander toujours plus aux travailleurs sans leur garantir un cadre juste ne suffit pas davantage.
Nous devons construire une culture dans laquelle :
- la mission est clairement dรฉfinie ;
- le travailleur connaรฎt ses droits et ses devoirs ;
- les compรฉtences sont adaptรฉes aux fonctions ;
- les objectifs sont comprรฉhensibles ;
- les rรฉsultats sont รฉvaluรฉs ;
- les difficultรฉs sont accompagnรฉes ;
- les comportements irresponsables sont corrigรฉs ;
- les efforts rรฉels sont reconnus ;
- l’entreprise respecte ses propres obligations.
C’est cela, pour nous, le civisme professionnel.
DODJI DROIT EMPLOI veut agir sur cette rรฉalitรฉ
Notre ambition n’est pas simplement de contribuer ร placer des personnes dans des emplois.
Nous voulons contribuer ร crรฉer les conditions permettant ร chacun de comprendre :
pourquoi il est lร , ce qu’il doit faire, ce qu’il peut attendre de l’organisation et ce que l’organisation peut lรฉgitimement attendre de lui.
Parce qu’un emploi mal prรฉparรฉ peut devenir une frustration.
Un talent mal orientรฉ peut devenir une occasion perdue.
Une mauvaise pratique tolรฉrรฉe peut devenir une habitude.
Et une habitude gรฉnรฉralisรฉe peut devenir une culture.
Notre conviction
Une entreprise ne doit pas seulement compter ses employรฉs.
Elle doit pouvoir compter sur eux.
Et un travailleur ne doit pas seulement chercher ร conserver son emploi.
Il doit pouvoir comprendre la valeur de la mission qu’il accomplit et la responsabilitรฉ qui accompagne son salaire.
C’est ainsi que nous pourrons progressivement passer d’une culture de prรฉsence ร une culture de contribution.
Et cette transformation ne concerne pas seulement une entreprise.
Elle concerne l’avenir du travail en Afrique.
DODJI DROIT EMPLOI โ Ets DODJI ESPOIR
Votre talent, notre prioritรฉ.
Votre droit, notre engagement.

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